(You can choose or or both)

Wednesday, November 20, 2013

Patient Voices

In English, mais ça montre de quoi sont faites les frustrations technologiques des diabétiques.

La semaine passée j'ai assisté à un 'focus groupe' pour discuter de la qualité du service local de prise en charge des enfants diabétiques. C'était intéressant de rencontrer d'autres parents de la région. Evidemment nous avons défendu bec et ongle ce service, ce serait inimaginable de devoir se déplacer au CHUV pour chaque intervention. (D'où aussi mon immense méfiance par rapport à l'hôpital de Rennaz).
Interesting infographic about problems/frustruations with diabetes 'technology'.

I went to a 'focus group' last week which was looking into the qualityof the local pedatric/diabetic service. Obviously it was thumbs up all round. None of the parents present could quite imagine what it would have been like to have to drive to Lausanne every time there was a problem.

Friday, November 15, 2013

HbA1c

Parfois quand on rencontre quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis un certain temps, on se retrouve à essayer de résumer notre vie dans l'entre-deux.

Imaginez si vous pouviez réduire 3 mois de vie à un seul chiffre.

Pour un diabétique, le HbA1c (ou l'hémoglobine glyquée - terme à peine moins barbare) c'est ça.

C'est comme une moyenne des moyennes de la glycémie sur les 3 derniers mois.

C'est le chiffre qui te dit si tu as bien su gérer tes 'hypers' et tes 'hypos'. Le chiffre qui prédit (plus ou moins) si tu vas vivre jusqu'à 100 ans, ou succomber à la cessité, l'amputation et des reins défaillants.

Et pour un parent de diabétique, ça te dit si t'as fait du 'bon boulot' ou pas.

Donc c'est pas rien.

On a 'eu' 6.4%

C'est bien.
Sometimes when you meet someone you haven't seen in a while, you get down to trying to resume your last few years'/months' life into a brief conversation.

Imagine if you could boil down 3 months into just one number.

For a diabetic, your HbA1c (or glycated haemoglobin - both of them are mouthfuls) is that number.

It's like a ultra-smoothed average of your blood sugar over the last 3 months.

It's the number which says how well you've been managing your high and low blood sugars. The number which (sort of) predicts whether you'll live to a ripe old age, or slowly succumb to blindness, amputation and kidney failure.

And for a parent of a diabetic, it tells you whether you're doing a 'good job' or not.

So it's kind of a big deal.

'We' 'got' 6.4%.

Which is good.

Wednesday, November 13, 2013

Ideal ... Idéale

Récemment on m'a demandé de faire l'exercice de lister les 5 critères essentielles de "l'entreprise idéale". Surtout pour moi-même, je voulais l'enregistrer ici.
  1. Valeurs éthiques de l'entreprise
    • Honnêteté avec les clients et les employés
    • Que le travail servent à quelque chose (valeur ajoutée, innovation, société)
  2. Respect de l'employé
    • De son temps
    • De sa vie privée
    • De ses idées
    • De ses limites
  3. Ambiance cordiale
    • Pas de politique de bureau
    • Équipe soudée, ou au moins d’accord sur la direction à prendre
    • Pas de formalisme ‘écolière’ – du respect mutuel
  4. Intérêt technique
    • Des défis intéressants techniquement et intellectuellement
    • Assez de temps pour se tenir à jour
  5. Gestion efficace et adéquat
    • Pas d’attentes irréalistes
    • Direction à l’écoute des idées
    • Pas de ‘crises’ provoqués par la mauvaise organisation
Recently I was asked to list the 5 most important criteria for an ideal job. For future reference I thought I'd post them here.
  1. Ethics
    • Honesty with customers and employees
    • Useful work (added value for society in general: not just making rich people richer)
  2. Respect for employees
    • For their time
    • For their life outside of work
    • For their ideas
    • For their limits
  3. Cordial atmosphere
    • No office politics
    • Team spirit, or at least agreement on where we're going
    • No kowtowing - mutual respect
  4. Technical interest
    • Interesting technical and intellectual challenges
    • Time to keep up with the changing landscape
  5. Efficient management
    • No unrealistic goals
    • Management listens to employees' ideas
    • No crises provoked simply through bad organisation

Thursday, November 7, 2013

Wednesday, November 6, 2013

No straight lines ... Pas de lignes droites


(Trouvé chez Internet Monk):

En lisant Thomas Merton hier au sujet de la vocation (Nul n'est une île), je suis tombé sur ce passage étonnant :
Notre vocation n'est pas l'énigme du sphinx, que nous devons résoudre du premier coup sinon périr. Certaines personnes découvrent, au bout, qu'ils ont fait beaucoup de suppositions erronées et que leur vocation paradoxale est de passer leur vie à deviner faux. Il leur faut beaucoup de temps pour découvrir qui ils sont plus heureux ainsi.
Quelle pensée généreuse et libératrice !

Après avoir passé tant d'années à entendre des enseignement qui avertissaient les chrétiens de ne pas "rater la volonté de Dieu" pour leur vie, (généralement accompagnée d' un avertissement vague, mais effrayant, des conséquences), combien je voudrais que cette perspective pleine de grâce puisse perçer chez les personnes portant ce lourd fardeau posé sur eux.

Je n'ai jamais vraiment cru à cette théologie, ni rejoint la recherche effrénée de "la volonté de Dieu."

Cependant, avec le recul j'ai souvent ruminé sur mes doutes.

Pourquoi n'ai-je pas écouté ceux qui m'ont conseillé sur un parcours différent pour mon instruction?

Pourquoi n'ai-je pas vu la valeur de l'apprentissage de différentes traditions religieuses quand j'étais plus jeune, pour que je puisse être  ordonné pour servir dans une dénomination au début de mon ministère?

Etc.

Nous avons tous la possibilité de regarder en arrière et voir les différents chemins que nous n'avons pas pris. Nous restons parfois figés sur nos regrets. C'est insensé. Nous ne savions pas ce que nous savons maintenant. Nous n'avions pas nécessairement la capacité de choisir différemment, compte tenu de notre maturité et les circonstances à l'époque. Bien sûr, il y avait des moments où nous aurions pu aller dans d'autres directions. Mais il est probable que maintenant nous voyons ces occasions plus clairement qu'à l'époque.

Il est aussi inutile de passer notre temps à ressasser les choix que nous aurions mal pris, parce que cela nous empêche de reconnaître l'étrange chemin labyrinthique que nous avons pris et ce que cela a signifié pour nous et les autres.

En fin de compte, peut-être il était mieux que nous nous soyons assis autour de la table avec nos amis à travailler sur le puzzle, même si nous n'étions pas assez habile pour mettre tout cela ensemble.

Passer notre vie à faire 'fausse route'.

Nous retrouver plus heureux de cette façon.

Et le voir comme un don de Dieu .

Merci, frère Merton.

(From iMonk):
While reading Thomas Merton yesterday on the subject of vocation (No Man Is an Island), I came across this stunning passage:
Our vocation is not a sphinx’s riddle, which we must solve in one guess or else perish. Some people find, in the end, that they have made many wrong guesses and that their paradoxical vocation is to go through life guessing wrong. It takes them a long time to find out that they are happier that way.
What a generous and liberating thought!

Having spent so many years hearing teaching that warned Christians not to “miss God’s will” for their lives, usually accompanied by some vague but dire warning of the consequences, how I wish this grace-filled perspective had somehow broken through to people bearing the heavy burden laid on them.

I never really bought into that theology and joined the frantic search for “God’s will.”

However, I have often mulled over my doubts in retrospect.

Why did I not listen to those who advised me about a different course of education?

Why did I not see the value of learning about different religious traditions when I was younger so that I might have been ordained to serve in a denomination early in my ministry?

Etc.

We all have the opportunity to look back and see various roads not taken. We sometimes dwell on them and nurse regrets. This is foolish. We did not know then what we know now. We did not necessarily have the capacity to choose differently, given our maturity and circumstances at the time. Of course there were moments when we might have have gone in other directions. But it is likely that we see even those occasions more clearly now.

It is also foolish to spend our time rehearsing the ways we might have missed because it keeps us from tracing the strange, labyrinthine path we actually took and what that has meant for us and others.

In the end, perhaps it is better that we sat around the table with our friends working on the puzzle than that we were skilled enough to put it all together.

To go through life guessing wrong.

To be happier that way.

And to see it as a gift from God.

Thank you, Brother Merton.
.

Back home ... De retour


Le voyage de retour depuis Londres jusqu'à chez nous était un peu l'enfer - douze heures ! On a mis 5 heures et demi (au lieu de 3 et demi) pour conduire de Londres à Manchester (ensuite en avion on a dû parcourir le chemin inverse en une demie heure!), puis il a fallu attendre l'avion, puis le vol, puis les baggages, puis le train. Le dernier bout depuis Vevey on a pris un taxi.

Ici Rebecca s'aventure à couper des légumes pour faire de la soupe. Elle a été très surprise quand j'ai expliqué que c'était bien d'avoir peur du couteau, car comme ça elle faisait attention.
The return trip was mildly hellish - though the girls were wonderful all the way. It took us 5 and a half hours to get to Manchester from London (instead of three and a half), then we had to wait for the plane, then fly, then wait again, then train. In the end we got a taxi for the last bit. Twelve hours in all.

Here's a picture of Rebecca cutting veggies for soup. She was very surprised when I told her it was good that she was scared of the knife, because it would make her more careful.

 
Des traînées de condensation dans le ciel au-dessus de chez nous.
Contrails over our place.